Cancer du Côlon

Cancer du Côlon

Qu’est-ce que le cancer du côlon?

Le cancer du côlon est une maladie qui se caractérise par des cellules cancéreuses se formant sur la paroi du gros intestin (côlon) la partie de votre système digestif qui absorbe l’eau et transforme les déchets alimentaires en selles.

Comment se développe le cancer du côlon?

Voici comment le cancer se développe habituellement : les cellules recouvrant la paroi du côlon peuvent parfois se former de façon anormale et commencer à se diviser rapidement, formant des croissances bénignes, appelées des polypes :
  1. Avec le temps, à mesure que les polypes grossissent
  2. certains d’entre eux deviennent malins ou cancéreux
  3. Ces cancers peuvent se développer sur la paroi du côlon et se propager à d’autres parties du corps
  4. Selon la quantité de cellules qui se sont propagées, on assigne au cancer du côlon une cote de 0 à 4 (appelée stade).
Causé par une combinaison de facteurs génétiques et environnementaux, le cancer du côlon peut affecter les personnes de tous âges, mais il est plus fréquent après l’âge de 50 ans. Bien que la plupart des cancers du côlon ne soient pas héréditaires, il se peut qu’une personne présente une prédisposition génétique si plusieurs de ses parents proches en ont été diagnostiqués ou s’ils ont été touchés par cette maladie avant l’âge de 60 ans.

Le cancer du côlon est-il courant?

Chaque année, environ 23 000 Canadiens sont diagnostiqués d’un cancer du côlon et 9 000 en mourront. Le cancer du côlon est le troisième cancer le plus répandu au Canada derrière le cancer de la prostate et du sein et la deuxième cause de décès liés au cancer au pays. C’est pourquoi toutes les personnes atteignant l’âge de 50 ans ou moins, si leur profil de risques suggère un dépistage plus précoce, devraient participer au programme provincial/territorial de dépistage du cancer du côlon. Un tel programme veille à ce que vous soyez testé et re-testé à des intervalles appropriés, ce qui pourrait vous sauver la vie.

Puis-je prévenir le cancer du côlon?

En plus du dépistage approprié, il existe des données probantes convaincantes qu’un régime alimentaire faible en gras et en viande et riche en fruits et légumes peut aider à vous protéger contre le cancer du côlon. Le fait de consommer des produits contenant de la farine de blé entier plutôt que de la farine de blé traité peut également aider à réduire vos risques, en plus de prendre assez de vitamine D. Santé Canada recommande que toute personne âgée de plus de 50 ans prenne 400 unités de vitamine D par jour (sauf avis contraire). Certains spécialistes recommandent également de prendre de l’acide folique, sauf si vous avez des antécédents familiaux de polypes ou de cancer.

Vivre positivement avec le cancer du côlon

Vivre de façon positive avec le cancer du côlon

Un diagnostic de cancer du côlon peut être bouleversant et perturbant. En vous renseignant au sujet de votre diagnostic et de votre traitement, vous pourrez prendre des décisions éclairées et bien faire face à votre traitement. N’oubliez pas que vous n’avez pas à comprendre tout en une seule fois et demandez de l’aide lorsque vous en avez besoin. Votre médecin peut vous recommander à des professionnels spécialement formés pour soutenir les personnes vivant avec le cancer. Si vous avez des amis et des parents proches qui peuvent vous soutenir, n’hésitez pas à leur parler.

Préparer votre rendez-vous avec votre professionnel de la santé

Vous trouverez ci-dessous quelques questions que vous pourriez vouloir poser à votre médecin au sujet du dépistage du cancer du côlon :
  • Selon mes antécédents personnels et familiaux, suis-je plus susceptible que la moyenne de développer un cancer du côlon?
  • Que puis-je faire pour réduire mes risques?
  • Quels signes et symptômes devrais-je surveiller?
  • Me recommandez-vous de subir des tests de dépistage? Si oui, lesquels et pourquoi? Si non, pourquoi pas?
  • À quoi dois-je m’attendre lors de ce test? Y a-t-il des risques? Qui l’effectuera?
  • Est-ce que quelqu’un doit m’accompagner la journée du test?
  • Dois-je me préparer pour ce test, comme modifier mon régime alimentaire ou mon horaire de médication?
  • Quand aurais-je les résultats?
  • À quelle fréquence devrais-je subir un autre test?

Signes et symptômes de cancer du colon

Quels sont les symptômes du cancer du côlon?

La plupart des cancers du côlon sont détectés à l’aide d’un dépistage systématique, mais un médecin doit établir le diagnostic officiel. Les symptômes indiqués ci-dessous et à la page suivante peuvent indiquer un cancer du côlon bien que ce ne soit pas toujours le cas —, il est donc important de consulter votre médecin immédiatement si vous présentez l’un de ces symptômes. Votre médecin pourra alors décider si vous devez subir des tests. Dans la plupart des cas, le cancer du côlon ne présente aucun symptôme, surtout au stade précoce de la maladie. Lorsque des symptômes se manifestent, ces derniers peuvent inclure :

Un changement de la fréquence des selles, comme :

  • Aller à la toilette plus ou moins souvent qu’à l’habitude
  • Souffrir de constipation : si la tumeur bloque une partie de l’intestin
Souffrir de diarrhée Durant plus de quelques semaines. Des selles étroites ce qui pourrait signaler la présence d’un obstacle qui coince les excréments. Du sang dans les selles la présence de sang rouge vif peut indiquer qu’une tumeur se trouve près de l’extrémité du côlon ou de l’anus, mais le sang est habituellement caché dans les selles Une perte de poids involontaire et (ou) une perte d’appétit Un sentiment d’enflure dans la zone rectale : une tumeur vers l’extrémité du côlon ou dans le rectum peut produire une sensation d’avoir « envie ». Il se peut aussi que vous ayez la sensation que vos intestins ne sont pas complètement vides Nausées et vomissements : une grosse tumeur pourrait bloquer le côlon et empêcher le contenu du tractus digestif de descendre, causant un refoulement de nourriture qui peut engendrer des nausées et des vomissements Gaz et ballonnements : il se peut qu’une tumeur obstrue le passage des selles qui retiennent de l’air et engendrent des gaz et une sensation de ballonnement. Douleurs abdominales ou inconfort (p. ex. des crampes) Fatigue : les tumeurs ont tendance à saigner, ce qui signifie que vous perdez du fer. Cette perte peut entraîner de l’anémie ferriprive et s’accompagner de fatigue extrême. Un test sanguin peut déterminer si vous souffrez d’anémie.

Facteurs de risque pour le cancer du côlon

Un facteur de risque est un élément qui rend une personne plus susceptible que la moyenne de développer une affection. Posez-vous les questions suivantes :
  • Êtes-vous âgé de 50 ans ou plus?
  • Avez-vous des antécédents familiaux de cancer du côlon?
  • Souffrez-vous de la maladie de Crohn ou de colite ulcéreuse?
  • Vous a-t-on déjà diagnostiqué des polypes ou un cancer du côlon de stade précoce?
  • Vous a-t-on diagnostiqué ou avez-vous des antécédents familiaux de syndromes héréditaires liés au cancer du côlon?
  • Consommez-vous un régime riche en calories, en gras et en viandes transformées, et faible en fibres, en légumes et en fruits? Des études suggèrent qu’un tel régime peut accroître les possibilités de développer un cancer du côlon.
  • Êtes-vous inactif? Cela pourrait accroître vos chances de développer un cancer du côlon, car l’inactivité fait en sorte que les déchets (les selles) restent plus longtemps dans le côlon.
  • Êtes-vous obèse?
  • Fumez-vous?
  • Consommez-vous beaucoup d’alcool?
Si vous avez répondu oui à quelques-unes de ces questions, il se peut que vous ayez un risque plus élevé que la moyenne de développer un cancer du côlon et vous devriez consulter votre médecin pour discuter de dépistage.

Comment savoir si je souffre du cancer du côlon?

Si un test détermine qu’il y a présence d’excroissances qui pourraient être cancéreuses, un échantillon des tissus suspects sera prélevé (biopsie) pour être analysé en laboratoire. Si le cancer est détecté, un pathologiste examinera les tissus afin de déterminer le stade du cancer. Il se peut aussi qu’on vous fasse subir d’autres tests pour en apprendre davantage au sujet de votre cancer. Lorsqu’on connaît les détails du cancer, votre médecin élaborera un plan de traitement approprié pour vous.  

Tests et traitements pour Cancer du colon

Qu’est-ce que le dépistage du cancer du côlon et pourquoi est-ce important?

Une bonne communication avec votre médecin constitue un volet important dans la gestion de votre santé digestive, peu importe votre diagnostic. Plus de 90 pour cent des cas de cancer du côlon surviennent chez les personnes de plus de 50 ans : l’âge est donc le facteur de risque le plus important dans cette maladie. En raison du fait que de nombreuses personnes ne ressentent aucun symptôme durant les stades précoces de la maladie, la Fondation canadienne de la santé digestive recommande que toutes les personnes de plus de 50 ans subissent un test de dépistage. Vous devriez également subir un test de dépistage si vous présentez d’autres facteurs de risque qui vous rendent plus susceptibles de développer la maladie. Considéré comme faisant partie intégrante de la gestion de la santé digestive, le dépistage peut détecter jusqu’à 95 pour cent des cas de cancer du côlon. Même si chaque province/territoire possède ses propres recommandations en matière de dépistage, les tests de dépistage les plus courants sont :

Recherche du sang occulte dans les selles :

Vous collectez les échantillons de trois selles différentes et vous les envoyez par la poste à un laboratoire où les échantillons seront analysés pour détecter la présence de sang qui n’est pas visible à l’œil nu. Si vous obtenez un résultat positif ― ce qui ne signifie pas nécessairement le cancer —, on vous recommandera une colonoscopie. Fréquence recommandée : tous les 2 ans.

Test immunochimique de recherche de sang occulte dans les selles :

Ce nouveau test, qui donne des résultats plus précis que le test de recherche du sang occulte dans les selles et ne nécessite qu’un échantillon de matières fécales, remplace le test de recherche du sang occulte dans les selles dans de nombreuses provinces. Fréquence recommandée : tous les 2 ans.

Sigmoïdoscopie :

Ce test utilise un instrument lumineux, souple appelé un sigmoïdoscope afin d’examiner le côlon sigmoïde (la partie inférieure du côlon) et le rectum. Fréquence recommandée : tous les 5 ans.

Coloscopie :

Cette procédure est la plus douloureuse de tous les tests de dépistage du cancer du côlon. Vous serez probablement sous anesthésie lorsque le médecin effectuera la procédure jugée sécuritaire et qui requiert l’utilisation d’un tube flexible lumineux muni d’une caméra vidéo à l’extrémité, appelé un endoscope afin d’examiner tout le côlon. Le tube est inséré dans l’anus et le rectum et délicatement guidé à travers le côlon. Fréquence recommandée : tous les 10 ans pour les personnes ayant un risque moyen de cancer du côlon. La procédure nécessite environ 20 à 30 minutes, mais peut parfois durer jusqu’à une heure. Il se peut qu’on vous demande d’éviter les aliments solides durant 24 à 48 heures avant l’examen et de prendre un laxatif pour nettoyer votre intestin

Colonoscopie virtuelle :

Ce test se fait à l’aide d’un tomodensitogramme (un type de procédure faite à l’aide de rayons X) pour capturer des images du côlon générées par ordinateur. Elle nécessite moins de temps qu’une colonoscopie standard et aucune anesthésie, mais elle ne permet pas aux médecins de retirer de tissus pour une biopsie et ne peut détecter les polypes de moins de 10 mm. La disponibilité de cette procédure varie d’une province à l’autre.

Tests sanguins pour le cancer du côlon :

Ces tests récemment conçus et qui ne font actuellement pas partie des recommandations de dépistage standard détectent des substances dans le sang qui pourraient signaler un cancer du côlon.

Comment traite-t-on le cancer du côlon?

Le traitement approprié dépend du stade du cancer.
  • Stade 0 et 1 : le traitement standard a recours à la chirurgie pour retirer la tumeur.
  • Stade 2 : en plus de la chirurgie, le traitement peut avoir recours à des médicaments afin de s’assurer que le cancer ne réapparaît pas.
  • Stade 3 : avec la chirurgie et la pharmacothérapie, il se peut que de la radiothérapie soit nécessaire si la tumeur est volumineuse et agressive.
  • Stade 4 : le traitement pourrait inclure une chirurgie pour retirer la tumeur et une partie des autres organes où le cancer pourrait s’être propagé, en plus de la pharmacothérapie et de la radiothérapie.

Types de pharmacothérapie

La pharmacothérapie pour le cancer du côlon pourrait inclure :
  • La chimiothérapie : ces médicaments arrêtent la croissance des cellules cancéreuses en les supprimant ou en les empêchant de se diviser
  • Le traitement ciblé : ces médicaments s’attaquent aux cellules spécifiques du cancer sans nuire aux cellules normales.

Types de radiothérapie

La radiothérapie utilise des rayons X à haute énergie ou d’autres types de radiation pour supprimer les cellules cancéreuses ou les empêcher de se développer. Ce traitement se divise en deux catégories :
  • Radiothérapie externe : un appareil à l’extérieur du corps émet des radiations vers le cancer.
  • Radiothérapie interne : une substance radioactive est placée directement sur ou près du cancer.
 
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