Le SCI-C : À quoi ça ressemble? Comment savoir si je souffre du SCI-C?

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Avez-vous ressenti des ballonnements, des crampes ou des douleurs abdominales au cours des derniers mois? Vos selles sont-elles plus difficiles ou moins fréquentes que d’habitude? Vous pourriez souffrir de constipation chronique ou du syndrome du côlon irritable avec constipation (SCI-C). Les deux affections s’inscrivent dans les troubles digestifs qui touchent de nombreuses personnes dans le monde entier, mais qui souvent ne sont pas diagnostiqués en raison du manque de ressources ou de la réticence des patient.e.s à décrire les symptômes (Scott et coll., 2021).

Parler de vos selles ou des ballonnements peut sembler embarrassant, mais il s’agit d’une étape importante vers l’établissement d’une relation médecin-patient.e solide et cela peut être salutaire pour votre qualité de vie en général. Les selles anormales peuvent être causées par un certain nombre de problèmes médicaux, notamment une maladie inflammatoire de l’intestin (MII), le syndrome du côlon irritable (SCI), des infections comme C. difficile ou même le cancer du côlon.

Si vous êtes constipé.e depuis une période prolongée et que vous ressentez des gaz ou des ballonnements douloureux, vous vous demandez peut-être : À quoi ressemble le SCI-C? Comment savoir si je souffre du SCI-C? Nous avons les réponses, alors continuez votre lecture!

D’abord et avant tout, qu’est-ce que la constipation?

Si vous passez plus de temps sur les toilettes et déployez plus d’efforts que d’habitude, vous n’êtes pas seul.e. La constipation (aussi appelée constipation fonctionnelle) est une affection très courante, mais inconfortable qui touche jusqu’à 27 % des Canadien.ne.s (Senchez et Bercik, 2011). Elle devient plus fréquente avec l’âge et touche plus les femmes que les hommes (Scott et coll., 2021).

La constipation est causée par une anomalie de fonctionnement de la motilité intestinale, ce qui veut dire que vos intestins ne déplacent pas la nourriture dans le tube digestif comme ils devraient le faire. Plusieurs facteurs peuvent expliquer ce phénomène, notamment :

  • Ne pas boire assez d’eau
  • Mauvaise alimentation et faible consommation de fibres
  • Manque d’exercice
  • Stress
  • Âge
  • Grossesse
  • Voyages
  • Certains médicaments
  • Maladies métaboliques (comme le diabète)
  • Certains troubles neurologiques (comme la maladie de Parkinson)

Comment traite-t-on la constipation?

La constipation peut être traitée en apportant des changements au mode de vie ou au régime alimentaire, par une bonne hydratation ou avec des médicaments en vente libre comme les laxatifs (Scott et coll., 2021; Sanchez et coll., 2011). Comme bon nombre de facteurs peuvent avoir des effets sur cette affection, une formule personnalisée est recommandée, les traitements de la constipation n’étant pas universels. Si vous avez remarqué que la constipation perturbe votre vie quotidienne depuis plus de quelques semaines, il pourrait être bon de découvrir si vous souffrez de constipation chronique (longue durée).

Quand peut-on parler de constipation chronique?

Selon les critères de Rome IV, une personne est considérée comme atteinte de constipation chronique si elle répond à au moins deux des critères ci-dessous et présente des symptômes depuis au moins 3 des 6 derniers mois :

  • Moins de trois selles par semaine
  • Efforts de poussée pour évacuer les selles au moins 25 % du temps
  • Selles dures ou grumeleuses au moins 25 % du temps
  • Sensation d’évacuation incomplète au moins 25 % du temps
  • Augmentation du temps passé à essayer de déféquer au moins 25 % du temps
  • Incapacité d’évacuer les selles au moins 25 % du temps
  • Manœuvres manuelles (comme devoir appuyer sur son ventre) pour effectuer l’évacuation des selles plus de 25 % du temps
  • Absence de selles molles lorsque vous ne prenez pas de laxatifs

Une fois qu’un diagnostic est établi, votre médecin peut recommander un changement à votre régime alimentaire, à votre mode de vie ou bien prescrire des laxatifs. Les changements au mode de vie peuvent comprendre l’intégration de l’activité physique à votre quotidien, puisqu’il s’agit d’une étape importante et efficace pour prendre en charge votre constipation. 

Si votre constipation s’accompagne de symptômes comme des douleurs abdominales, des ballonnements ou des crampes lorsque vous allez à la selle, votre médecin voudra peut-être vérifier si vous souffrez du syndrome du côlon irritable avec constipation (SCI-C), un trouble digestif dont les symptômes chevauchent ceux de la constipation chronique. Il est important de parler à votre médecin de tous vos symptômes, puisque ces deux affections ne sont pas traitées de la même façon. 

Qu’est-ce que le SCI?

Le syndrome du côlon irritable (SCI) est un trouble digestif courant qui touche environ 10 % des personnes dans le monde et plus de cinq millions de Canadien.ne.s (Moayyedi et coll., 2017; Lacy et coll., 2016b). Il est plus fréquent chez les femmes et les personnes de moins de 50 ans. Le SCI est une maladie complexe qui n’est toujours pas entièrement comprise et il peut être frustrant d’essayer de la gérer. Les symptômes peuvent être débilitants et nuire grandement à la qualité de vie. Les symptômes les plus courants sont les suivants :

  • Ballonnements
  • Crampes
  • Douleurs abdominales
  • Accroissement des gaz et flatulences
  • Mucus dans les selles
  • Changements au nombre de selles que vous avez
  • Changements de texture ou d’odeur de vos selles

Les symptômes peuvent être déclenchés de façon inattendue et peser lourd sur les personnes qui en souffrent. Un simple souper avec des amis ou une escapade de fin de semaine peut devenir une source importante d’anxiété pour quelqu’un aux prises avec le SCI, l’accablant souvent d’un sentiment d’impuissance et d’isolement. Les personnes atteintes du SCI sont plus susceptibles de s’absenter du travail et se livrent à des luttes difficiles presque tous les jours en raison des symptômes persistants avec lesquels elles vivent (Ballou, Bedell et Keefer, 2015).

Bien que la cause du SCI n’ait pas été bien cernée, de nombreux facteurs agissent sur ce trouble digestif (Bonetto et coll., 2021), notamment :

  • Motilité (déplacement des aliments dans le tube digestif)
  • Sensibilité (manière dont le cerveau traite les signaux des nerfs abdominaux)
  • Dysfonctionnement entre le cerveau et les intestins
  • Infections passées (comme la gastroentérite)
  • Traumatisme émotionnel, surtout au début de la vie

Le SCI et le cerveau

Bien que le SCI soit une affection digestive, il a récemment été classé comme trouble de l’axe intestin-cerveau (Fagoonee et Pellicano, 2019). L’intestin et le cerveau s’influencent mutuellement, en d’autres mots nos émotions influent sur la mobilité de notre tube digestif et notre intestin peut également affecter nos émotions. Le dysfonctionnement de cette voie peut présenter un effet préjudiciable sur la santé mentale et la santé intestinale en général et contribuer aux symptômes liés au SCI (Chojnacki et coll., 2018).

Maintenant que nous connaissons les différences entre le SCI et la constipation chronique, la question demeure, comment savoir lequel vous avez?

Le SCI-C vs la constipation chronique

Contrairement au syndrome du côlon irritable (SCI), la constipation chronique ne provoque généralement pas de symptômes comme les douleurs abdominales ou les ballonnements (Scott et coll., 2021; Sanchez et Bercik, 2011). Si vous êtes constipé.e depuis un certain temps et éprouvez également certains de ces autres symptômes quand il est temps d’aller aux toilettes, vous pourriez souffrir du syndrome du côlon irritable avec constipation, aussi appelé SCI-C. 

Il est important de communiquer précisément vos symptômes à votre médecin afin que vous puissiez être diagnostiqué.e et traité.e puis prendre en charge le SCI. Si vous soupçonnez souffrir du SCI ou que vous ressentez souvent les symptômes qui y sont liés, il est recommandé de tenir un journal pour suivre leur fréquence, leur intensité et leur durée. Pour en savoir plus sur le suivi des symptômes du SCI, cliquez ici et découvrez l’application myIBS de la Fondation canadienne de la santé digestive (FCSD).

Comment le SCI-C est-il diagnostiqué?        

Le syndrome du côlon irritable est diagnostiqué en plusieurs étapes. Dans un premier temps, votre médecin adoptera une approche basée sur les symptômes et vous demandera comment vous vous sentez lorsque vous allez à la selle (Moayyedi et coll., 2019). 

Vous pourriez souffrir du SCI si vous éprouvez des douleurs abdominales au moins une fois par semaine sur une période de trois mois et qu’au moins deux des critères suivants s’appliquent à vous : 

  1. Inconfort abdominal lié à l’évacuation des selles
  2. Changement au nombre de selles que vous avez
  3. Changement d’apparence des selles

Si ces critères s’appliquent, votre médecin examinera attentivement vos antécédents médicaux et procédera à un examen physique pour écarter toute autre cause des symptômes. 

Si vous présentez les symptômes à risque plus élevé ci-dessous, votre médecin voudra les évaluer pour s’assurer que vous ne souffrez pas d’un trouble plus grave :

  • Perte de poids involontaire
  • Anémie (carence en fer)
  • Fatigue
  • Sang dans les selles
  • Diarrhée la nuit
  • Vomissements
  • Douleur qui n’est pas soulagée après avoir évacué les selles ou les gaz
  • Apparition des symptômes après 50 ans

Il se pourrait que votre médecin demande les tests suivants (Bonetto et coll., 2021) pour exclure toute autre affection sous-jacente :

  • Analyse sanguine complète :  Votre médecin voudra dresser un tableau général de votre numération globulaire et vérifier d’autres problèmes comme l’anémie et l’inflammation. Ces troubles pourraient indiquer une maladie plus grave, comme la colite ulcéreuse ou la maladie de Crohn.
  • Test des selles ou coproculture : Votre médecin pourrait effectuer un test des selles dans le but de déterminer si vos symptômes sont liés à une infection comme C. difficile. Il pourrait également prélever un échantillon pour tester d’autres marqueurs de l’inflammation intestinale, comme la calprotectine fécale. 
  • Test respiratoire à l’hydrogène :  Dans certains cas, votre médecin peut demander un test respiratoire à l’hydrogène pour écarter une intolérance alimentaire, plus particulièrement une intolérance à différents types de sucres, comme cause de vos symptômes. Il pourrait, par exemple, tester une intolérance au lactose.
  • Coloscopie : Votre médecin peut demander que vous passiez ce test si vous avez des antécédents familiaux de cancer du côlon, si vous commencez à éprouver des symptômes après 50 ans ou si vous présentez l’un des symptômes plus graves mentionnés ci-dessus.

Sous-types du SCI

Une fois que les autres troubles auront été écartés, un diagnostic pourra être posé et votre médecin déterminera de quel sous-type du SCI vous souffrez :

  1. SCI avec diarrhée (SCI-D)
  2. SCI avec constipation (SCI-C)
  3. SCI avec selles en alternance (SCI-A)
  4. SCI non classifié

Ces sous-types sont différenciés en fonction de l’apparence des selles à l’aide d’un outil de classification qu’on appelle l’échelle de Bristol. Les selles y sont divisées en sept types selon leur apparence (Chumpitazi et coll., 2015) :

Type 1 : Petites crottes dures, comme des noix (difficiles à évacuer)

Type 2 : En forme de saucisse, mais grumeleuses

Type 3 : En forme de saucisse, mais avec des fissures sur la surface

Type 4 : En forme de saucisse ou d’un serpent, mais lisses et molles

Type 5 : Morceaux mous aux bords bien définis (faciles à évacuer)

Type 6 : Morceaux déchiquetés aux bords irréguliers, selles détrempées

Type 7 : Eau, aucun morceau solide, entièrement liquide

Les types 1 et 2 correspondent à une constipation, tandis que les types 6 et 7 indiquent une diarrhée. Les types 3, 4 et 5 sont considérés comme des selles normales. Cette étape est importante au processus de diagnostic, car les plans de traitement varient considérablement en fonction du sous-type.  

Les critères suivants doivent s’appliquer pour qu’un diagnostic de SCI-C soit posé (Shmulson et Drossman, 2017) :

  • Plus de 25 % de vos selles correspondent aux selles de type 1 ou 2 sur l’échelle de Bristol
  • Moins de 25 % de vos selles correspondent aux selles de types 6 et 7 sur l’échelle de Bristol

Qu’arrive-t-il après votre diagnostic de SCI-C?

Une fois que vous avez reçu un diagnostic officiel de SCI-C, vous et votre médecin pouvez commencer à discuter de ce qu’il signifie et de la meilleure approche pour prendre vos symptômes en charge. Le traitement du SCI-C comprend des changements au mode de vie, notamment ne pas sauter de repas ni prendre de gros repas, rester hydraté.e, faire de l’exercice et consommer des fibres solubles pour favoriser la motilité intestinale (Liu et Brenner, 2021; Black et Ford, 2021).

Vous pourriez être dirigé.e à un.e diététicien.ne pour essayer un régime FODMAP. FODMAP est un acronyme anglais pour Fermentable (fermentescible), Oligosaccharides (oligosaccharides), Disaccharides (disaccharides), Monosaccharides (monosaccharides) And (et) Polyols (polyols), qui sont des groupes d’hydrates de carbone et d’alcools de sucre présents dans certains aliments. À l’heure actuelle, un régime alimentaire faible en FODMAP est l’une des diètes les plus étudiées démontrant une amélioration considérable des symptômes chez environ 50 à 80 % des personnes souffrant du SCI.   

Le régime faible en FODMAP consiste à réduire de manière importante la consommation de ces glucides pendant une courte période, suivie par une réintroduction stratégique pour voir quels FODMAP déclenchent quels symptômes associés au SCI.

Il importe de noter le moment où les symptômes se manifestent et s’il y a des facteurs déclenchants identifiables dans votre régime alimentaire, votre mode de vie ou vos émotions. Si les changements au mode de vie s’avèrent inefficaces, votre médecin peut aussi prescrire des médicaments utilisés pour traiter le SCI, notamment les suivants :

  • Laxatifs : favorisent le mouvement dans les intestins, mais ne traitent pas les symptômes abdominaux. 
  • Antidépresseurs : utilisés pour soulager la douleur et traiter les symptômes gastro-intestinaux.
  • Plécanatide (Trulance) : aide à soulager les symptômes de constipation associés au SCI-C en augmentant la sécrétion des liquides et la motilité dans l’intestin et en diminuant l’activité des nerfs sensibles à la douleur dans les intestins (Bausch Health, Canada, TRULANCE, monographie de produit du 17 mars 2021, Mode d’action, p. 13.)
  • Antispasmodiques : détendent le muscle lisse dans les intestins et soulagent les crampes abdominales.

Nous ne comprenons pas encore complètement le SCI et les options de traitement universellement efficaces sont insuffisantes. Il importe que vous trouviez un plan de traitement à long terme et un mode de vie qui fonctionne pour vous et vous donne un sentiment d’assurance. Déterminer ce qui fonctionne peut prendre du temps, en particulier après votre diagnostic initial, et vous renseigner sur votre condition constitue un outil précieux qui vous aidera à vivre de manière positive avec le SCI.

Références :

Ballou, S. (2015). Psychosocial impact of irritable bowel syndrome: A brief review. World Journal of Gastrointestinal Pathophysiology, 6(4), 120. https://doi.org/10.4291/wjgp.v6.i4.120

Black, C. J., & Ford, A. C. (2021). Best management of irritable bowel syndrome. Frontline Gastroenterology, 12(4), 303–315. https://doi.org/10.1136/flgastro-2019-101298

Chojnacki, C., Błońska, A., Kaczka, A., Chojnacki, J., Stȩpień, A., & Gasiorowska, A. (2018). Evaluation of serotonin and dopamine secretion and metabolism in patients with irritable bowel syndrome. Polish Archives of Internal Medicine, 128(11), Article 11. https://doi.org/10.20452/pamw.4364

Chumpitazi, B. P., Self, M. M., Czyzewski, D. I., Cejka, S., Swank, P. R., & Shulman, R. J. (2016). Bristol Stool Form Scale reliability and agreement decreases when determining Rome III stool form designations. Neurogastroenterology & Motility, 28(3), 443–448. https://doi.org/10.1111/nmo.12738

Fagoonee, S., & Pellicano, R. (2019). Does the microbiota play a pivotal role in the pathogenesis of irritable bowel syndrome? Journal of Clinical Medicine, 8(11), Article 11. https://doi.org/10.3390/jcm8111808

Lacy, B. E., Mearin, F., Chang, L., Chey, W. D., Lembo, A. J., Simren, M., & Spiller, R. (2016b). Bowel disorders. Gastroenterology, 150(6), Article 6. https://doi.org/10.1053/j.gastro.2016.02.031

Liu, J. J., & Brenner, D. M. (2021). Review article: Current and future treatment approaches for IBS with constipation. Alimentary Pharmacology and Therapeutics, 54(S1), Article S1. https://doi.org/10.1111/apt.16607

Moayyedi, P., Andrews, C. N., MacQueen, G., Korownyk, C., Marsiglio, M., Graff, L., Kvern, B., Lazarescu, A., Liu, L., Paterson, W. G., Sidani, S., & Vanner, S. (2019). Canadian Association of Gastroenterology Clinical Practice Guideline for the Management of Irritable Bowel Syndrome (IBS). Journal of the Canadian Association of Gastroenterology, 2(1), 6–29. https://doi.org/10.1093/jcag/gwy071

Moayyedi, P., Mearin, F., Azpiroz, F., Andresen, V., Barbara, G., Corsetti, M., Emmanuel, A., Hungin, A. P. S., Layer, P., Stanghellini, V., Whorwell, P., Zerbib, F., & Tack, J. (2017). Irritable bowel syndrome diagnosis and management: A simplified algorithm for clinical practice. United European Gastroenterology Journal, 5(6), Article 6. https://doi.org/10.1177/2050640617731968

Sanchez, M. I. P., & Bercik, P. (2011). Epidemiology and burden of chronic constipation. Canadian Journal of Gastroenterology, 25(SUPPL.B), Article SUPPL.B. https://doi.org/10.1155/2011/974573

Schmulson, M. J., & Drossman, D. A. (2017). What Is New in Rome IV. Journal of Neurogastroenterology and Motility, 23(2), 151–163. https://doi.org/10.5056/jnm16214

Scott, S. M., Simrén, M., Farmer, A. D., Dinning, P. G., Carrington, E. V., Benninga, M. A., Burgell, R. E., Dimidi, E., Fikree, A., Ford, A. C., Fox, M., Hoad, C. L., Knowles, C. H., Krogh, K., Nugent, K., Remes-Troche, J. M., Whelan, K., & Corsetti, M. (2021). Chronic constipation in adults: Contemporary perspectives and clinical challenges. 1: Epidemiology, diagnosis, clinical associations, pathophysiology and investigation. Neurogastroenterology and Motility, 33(6), Article 6. https://doi.org/10.1111/nmo.14050