Les réponses à vos questions sur les MICI : L’avis des gastro-entérologues
Si vous vivez avec une maladie inflammatoire de l’intestin (MII), vous avez probablement de nombreuses questions sur la façon de gérer votre maladie et sur ce à quoi vous pouvez vous attendre en termes de santé à long terme. Que vous soyez préoccupé par les risques potentiels de cancer du côlon, par les options thérapeutiques comme les biosimilaires ou par l’impact des MII sur la grossesse et le régime alimentaire, les réponses des gastro-entérologues peuvent vous aider à mieux comprendre votre maladie. Dans cet article, nous répondons aux préoccupations les plus courantes et fournissons des conseils d’experts des gastroentérologues eux-mêmes pour vous aider à rester informé et proactif sur votre santé.
Risque de cancer du côlon dans les MII
Quelle est la relation entre les maladies inflammatoires de l’intestin (MII) et le risque de cancer du côlon?
Les personnes atteintes de MICI présentent un risque plus élevé de développer un cancer du côlon, en particulier celles dont la maladie est ancienne ou dont l’inflammation n’est pas contrôlée. Les progrès de la médecine ont permis d’améliorer la détection et la prise en charge des changements précoces du cancer du côlon chez les patients atteints de MICI, contribuant ainsi à réduire le risque global.
2. Qui a le plus grand risque de développer un cancer du côlon chez les patients atteints de MICI ?
Les personnes atteintes de MICI depuis plus de 8 à 10 ans, souffrant d’inflammation chronique ou de cholangite sclérosante primitive (CSP) présentent un risque plus élevé. Des antécédents personnels ou familiaux de cancer du côlon augmentent également la probabilité de développer la maladie.
3. Quelle est l’importance des coloscopies régulières pour la prévention du cancer du côlon chez les patients atteints de MII ?
Des coloscopies régulières sont essentielles pour la détection précoce et la prévention du cancer du côlon chez les patients atteints de MICI. Pour un suivi efficace, il est essentiel de discuter avec votre gastro-entérologue du moment et de la fréquence appropriés des coloscopies, en fonction de vos facteurs de risque personnels.
4. Comment les patients atteints de MICI doivent-ils se préparer à une coloscopie pour garantir un dépistage efficace ?
Il est essentiel de suivre la préparation intestinale prescrite. En buvant toute la solution de préparation intestinale, le côlon est nettoyé en profondeur, ce qui permet au gastro-entérologue de procéder à un examen complet et de détecter tout signe précoce de cancer.
5. Comment la compréhension du risque personnel et le maintien d’examens réguliers peuvent-ils améliorer les résultats pour la santé des patients atteints de MII ?
En restant informées de leurs facteurs de risque personnels et en se soumettant à des dépistages réguliers, les personnes atteintes de MII peuvent réduire de manière significative leur risque de cancer du côlon. La détection précoce grâce à des examens proactifs peut conduire à de meilleurs résultats en matière de santé et à une meilleure prise en charge à long terme des MII
Médicaments biosimilaires
1. Quel est le rôle des traitements biologiques dans la prise en charge des MICI et comment ont-ils amélioré les résultats pour les patients ?
Les traitements biologiques ont transformé la prise en charge des MII en aidant les patients à obtenir et à maintenir une rémission, ce qui se traduit par une meilleure qualité de vie. Ces médicaments sont devenus la pierre angulaire du traitement de la maladie de Crohn et de la colite ulcéreuse.
2. Que sont les médicaments biosimilaires et comment se comparent-ils aux traitements biologiques originaux des MIi?
Les biosimilaires sont des médicaments qui reproduisent fidèlement la structure et la fonction des médicaments biologiques originaux. Ils font l’objet d’une procédure d’approbation rigoureuse afin de garantir qu’ils sont aussi efficaces et sûrs que les médicaments biologiques d’origine, offrant ainsi une alternative fiable pour le traitement des MII.
3. Les biosimilaires sont-ils sûrs et efficaces pour traiter les MII ?
Oui, les biosimilaires ont fait l’objet de recherches approfondies et ont été utilisés dans la pratique clinique, tant au Canada que dans le reste du monde. Les études ont confirmé leur sécurité et leur efficacité, ce qui en fait une option fiable pour le traitement des MII et d’autres maladies nécessitant une thérapie biologique.
4. Comment rassurer les patients qui envisagent d’utiliser des biosimilaires pour le traitement des MICI ?
Les patients peuvent utiliser les biosimilaires en toute confiance, car il est prouvé qu’ils sont des alternatives sûres, efficaces et fiables aux produits biologiques originaux. Ces médicaments offrent davantage d’options thérapeutiques pour la prise en charge des MII, garantissant ainsi aux patients les soins dont ils ont besoin pour gérer efficacement leur maladie.
Grossesse et MII
1. Puis-je continuer à prendre mon traitement contre les MICI pendant la grossesse ?
Many women with IBD can safely continue their medications during pregnancy, but it depends on the specific medication and your individual health situation, and some must be stopped. Always consult with your gastroenterologist and obstetrician to evaluate the risks and benefits.
2. J’ai une MII, dois-je envisager une grossesse ?
Il est important de reconnaître que chaque personne atteinte de la maladie de Crohn ou de la colite ulcéreuse présente des symptômes chroniques différents liés à son état pathologique, a des antécédents chirurgicaux différents liés à sa maladie et peut également prendre des médicaments différents pour continuer à traiter sa maladie et la maintenir en rémission.
C’est pourquoi il est important, si vous envisagez de fonder une famille, de consulter d’abord votre gastro-entérologue. Plus important encore, ne présumez pas que vous ne devriez pas être enceinte à cause de votre maladie ! Avec votre médecin et votre gastro-entérologue, vous pouvez avoir une discussion spécifique à votre MII.
3. Si ma MII est active, puis-je quand même planifier ma grossesse ?
Lorsque vous et votre partenaire décidez d’essayer de tomber enceinte, vous devez d’abord discuter de certains facteurs importants. Le premier est que vous devez toujours être en rémission. C’est une autre raison pour laquelle il est très important de discuter avec votre médecin et votre gastro-entérologue pour vous assurer que vous visez la rémission avant de tomber enceinte.
Le Dr Leung en donne un exemple :
« Lors d’une consultation la semaine dernière, j’ai vu six patientes qui prévoyaient d’être enceintes – trois d’entre elles n’étaient pas en bonne santé – elles avaient toutes une maladie très active. C’est pourquoi nous avons discuté de ce que cela signifiait et nous allons maintenant nous efforcer de contrôler leur maladie avant qu’elles ne tombent enceintes. Il est très important qu’au moment de la grossesse, leur maladie soit aussi inactive que possible afin d’éviter les complications pendant les neuf mois.
Il s’agit d’un sujet de plus en plus important pour de nombreux centres spécialisés dans les MII, car nous savons que de nombreuses patientes sont diagnostiquées avec une MII pendant leurs années de procréation. Le Dr Leung recommande à ses patientes d’être en rémission trois à six mois avant d’essayer de tomber enceinte. En effet, des études ont montré que si vous tombez enceinte alors que votre maladie est active, dans la grande majorité des cas, cette maladie continuera à s’aggraver pendant la grossesse et aura potentiellement des effets négatifs sur celle-ci. Par exemple, le bébé ne grandit pas comme il le devrait, cela peut précipiter une fausse couche ou un accouchement prématuré.
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Fistules et maladie de Crohn
1. Qu’est-ce qu’une fistule ? S’agit-il d’une complication de la maladie de Crohn ?
Si la maladie de Crohn a été diagnostiquée chez vous, il se peut que vous ayez souffert d’une fistule, qui peut se produire lorsque vous développez un tractus ou un passage de l’intestin vers une autre surface. L’endroit le plus communément touché par une fistule est la région périanale (autour de l’anus). Les fistules peuvent entraîner une pression ou une gêne lorsque vous vous asseyez et l’excrétion de pus. D’autres zones peuvent développer des fistules, notamment le vagin, la peau et d’autres parties de l’intestin.
2. La colite ulcéreuse peut-elle provoquer une fistule ?
IIl est très rare qu’une colite ulcéreuse entraîne la formation d’une fistule. Si l’on vous a diagnostiqué une RCH et que vous avez développé une fistule, il est recommandé de consulter votre prestataire de soins de santé pour qu’il procède à des examens plus approfondis afin de s’assurer que vous n’êtes pas atteint de la maladie de Crohn.
3. Comment traiter une fistule ?
Les fistules peuvent être difficiles à traiter et nécessitent souvent une combinaison de traitements médicaux et chirurgicaux pour les guérir. Il est important de parler à votre gastro-entérologue si vous présentez ces symptômes afin qu’il puisse vous aider à trouver un soulagem.
Régime alimentaire et MII
1. L’alimentation joue-t-elle un rôle dans les MICI ?
L’alimentation peut jouer un rôle important dans la prise en charge des MICI. Le régime alimentaire peut être utilisé pour induire une rémission en cas de maladie active. Ceci est important car jusqu’à 40 % des patients peuvent ne pas répondre à leurs traitements médicaux habituels.
Le régime alimentaire peut être utilisé pour aider à maintenir des périodes de rémission plus longues. Les médicaments sont incomplètement efficaces et jusqu’à 50 % des patients peuvent perdre la réponse au fil du temps. En outre, le régime alimentaire peut être utilisé pour prévenir l’apparition de nouveaux cas de MII. Ceci est important pour les personnes qui ont des antécédents familiaux de maladies inflammatoires de l’intestin et qui peuvent être exposées à un risque accru.
Votre médecin ou votre diététicien spécialisé dans les MII peut vous fournir des informations spécifiques à votre situation.
2. Quels sont les principaux objectifs d’une alimentation saine pour les personnes atteintes de MICI, telles que la maladie de Crohn et la colite ulcéreuse ?
Les principaux objectifs d’une alimentation saine pour les MII sont la prise en charge des symptômes, la garantie d’un apport nutritionnel adéquat, la promotion de la guérison, la réduction des complications et la satisfaction des besoins personnels. Bien qu’il n’existe pas de régime spécial ou de combinaison d’aliments qui guérisse les MICI, faire des choix alimentaires éclairés peut aider à gérer les symptômes, en particulier pendant les poussées.
Il est important de surveiller l’apport alimentaire, car certains aliments peuvent améliorer ou aggraver les symptômes, mais des facteurs comme le stress, les hormones et le sommeil peuvent également jouer un rôle. Le Guide alimentaire canadien propose une approche équilibrée, mettant l’accent sur les légumes, les fruits, les céréales complètes et les protéines. Pendant les poussées ou en cas de manque d’appétit, de petits repas fréquents peuvent prévenir la malnutrition. Boire suffisamment permet d’évacuer les déchets et de prévenir la déshydratation. Le suivi des symptômes peut également vous aider, vous et votre médecin, à identifier les facteurs déclenchants potentiels.
































