Mal des transports et santé digestive
Si vous vous êtes déjà senti nauséeux en voiture, en avion ou en faisant défiler votre téléphone dans un bus cahoteux, vous n’êtes pas seul. Le mal des transports est un phénomène extrêmement courant, qui touche régulièrement une personne sur trois. Il se produit lorsque le cerveau reçoit des signaux contradictoires de votre corps concernant le mouvement et peut provoquer des symptômes tels que des nausées, des vomissements et des maux d’estomac.
Bien qu’il puisse sembler n’être qu’un ennui mineur, le mal des transports peut avoir un impact important sur la vie quotidienne et le bien-être général. Dans cet article, nous examinerons les causes du mal des transports, les personnes susceptibles d’en souffrir et, surtout, ce que vous pouvez faire pour le prévenir et le gérer efficacement.
Quelles sont les causes du mal des transports ?
Le mal des transports survient généralement lorsque votre corps détecte un mouvement (comme lorsque vous êtes dans un avion, un bateau ou une voiture), ou lors d’expériences virtuelles comme les jeux vidéo ou les simulateurs. Il est dû à une expérience connue sous le nom de conflit sensoriel.
Le conflit sensoriel est un terme utilisé pour décrire le fait que votre cerveau reçoit des signaux contradictoires de vos yeux, de votre oreille interne (qui aide à l’équilibre) et de votre corps. Par exemple, vos yeux peuvent voir que vous ne bougez pas (comme lorsque vous lisez dans un bus), mais vos oreilles internes ressentent le mouvement. Ces signaux contradictoires peuvent perturber votre cerveau et déclencher des symptômes tels que :
- Nausées
- Vomissements
- Ballonnements
- Malaise à l’estomac
- Sueurs froides
- Peau pâle
- Perte d’appétit
- Augmentation de la production de salive

Si tout le monde peut souffrir du mal des transports, certains groupes de personnes sont plus susceptibles d’ en souffrir :
- Les femmes (en particulier pendant les règles ou la grossesse)
- Les enfants
- Personnes souffrant de migraines
- Les personnes appartenant à certains groupes ethniques (certaines études indiquent que les personnes d’origine asiatique sont plus sensibles au mal des transports que les personnes d’origine européenne).
Cependant, il est important de noter que la plupart des gens seront atteints du mal des transports si le mouvement auquel ils sont exposés est suffisamment intense.
La charge émotionnelle
Si le mal des transports est une affection courante, cela ne diminue en rien les effets très réels qu’il peut avoir sur la qualité de vie d’une personne. Et bien que les effets physiques soient inconfortables, ils peuvent également avoir un impact émotionnel.
De nombreuses personnes sujettes au mal des transports éprouvent du stress, de l’anxiété, voire de la gêne lorsque les symptômes se manifestent. De plus, l’anticipation de nausées ou de vomissements peut conduire une personne à éviter les voyages, les sorties sociales ou les nouvelles expériences.
Avec le temps, cela peut avoir des conséquences négatives sur les relations, les opportunités de carrière et le bien-être général. Le mal des transports est plus qu’un simple désagrément mineur et doit être pris au sérieux.
Conseils de prévention
Heureusement, de nombreuses stratégies peuvent aider à réduire le mal des transports. Voici quelques-unes des méthodes les plus couramment utilisées:
- Ne lisez pas dans un véhicule en mouvement : Lire dans un véhicule en mouvement peut perturber les signaux envoyés au cerveau par les yeux et l’oreille interne. Vos yeux se concentrent sur la page immobile du livre, mais vos oreilles internes détectent des mouvements qui peuvent contribuer à un conflit sensoriel susceptible de déclencher des nausées et des vomissements. Si vous êtes sujet au mal des transports, essayez un livre audio ou regardez l’horizon par la fenêtre.
- Asseyez-vous dans un siège orienté vers l’avant : Si vous êtes assis face à l’arrière, vous risquez de souffrir davantage du mal des transports car vos repères visuels ne correspondent pas à la direction des mouvements de votre corps. S’asseoir sur le siège avant d’une voiture ou sur un siège orienté vers l’avant dans les avions, les trains et les bus peut aider à minimiser ce décalage.
- Choisissez des sièges à faible mouvement : Même si cela peut sembler un détail, l’endroit où vous êtes assis a de l’importance. Dans un avion, essayez de réserver un siège au-dessus des ailes, où il y a moins de turbulences. Sur un bateau, les cabines situées au milieu du navire, près de la ligne de flottaison, sont souvent les plus stables. En voiture, le siège avant est généralement le meilleur. Ces zones ont tendance à bouger moins et à aligner votre corps sur les mouvements du véhicule.
- Évitez les repas lourds avant le voyage : Manger des repas copieux ou gras juste avant le voyage peut ralentir la digestion et augmenter la probabilité de se sentir malade. Au lieu de cela, mangez un repas plus léger contenant des protéines, des glucides et des fibres au moins une heure avant votre départ.
- Utilisez des bandes de pression sur vos poignets : Certaines études anciennes et de petite envergure indiquent que le fait d’exercer une pression sur des points d’acupression, tels que l’intérieur de vos poignets, peut aider à prévenir le mal des transports chez certaines personnes.
- Produits de santé naturels : Le gingembre est utilisé depuis des siècles comme remède contre les nausées. Le thé au gingembre, les gélules ou même les bonbons au gingembre peuvent aider à calmer votre estomac et à éloigner les symptômes du mal des transports.
- Médicaments en vente libre : Certains médicaments en vente libre, comme le dimenhydrinate, peuvent prévenir efficacement le mal des transports. Ils sont plus efficaces lorsqu’ils sont pris 30 à 60 minutes avant le voyage. Toutefois, comme ils peuvent provoquer de la somnolence, il convient de les utiliser avec précaution.
En planifiant à l’avance et en utilisant les stratégies énumérées ci-dessus, vous pourrez peut-être réduire ou éviter complètement le mal des transports.

Options de traitement
De nombreuses personnes peuvent souffrir du mal des transports malgré des stratégies de prévention. Heureusement, les interventions comportementales peuvent être efficaces pour le traiter. Voici quelques stratégies qui pourraient vous aider à soulager vos symptômes dès leur apparition :
- Modifications de votre posture : Évitez les mouvements inutiles, en particulier ceux de la tête. Gardez votre tête, vos épaules, vos hanches et vos genoux stables et alignés avec la direction du voyage. Cela peut contribuer à réduire les signaux contradictoires qui déclenchent les nausées. Certaines personnes trouvent que l’utilisation d’un appui-tête ou d’un oreiller cervical leur permet de garder la tête stable.
- Restez au frais : Avoir trop chaud peut aggraver les symptômes du mal des transports. Si vous vous sentez nauséeux, ouvrez une fenêtre, augmentez la climatisation ou utilisez un ventilateur portable pour faire baisser la température de votre corps. Une compresse fraîche sur la nuque peut également vous soulager.
- Concentrez-vous sur l’horizon : Regarder un point fixe au loin peut aider à réorienter les sens de votre corps. Essayez de ne pas vous concentrer sur des objets ou des écrans proches, qui peuvent aggraver les symptômes.
- Respirez profondément : la respiration diaphragmatique profonde peut aider à réduire les symptômes du mal des transports.
- Restez hydraté : La déshydratation peut aggraver les nausées. Buvez régulièrement de l’eau et évitez les boissons sucrées ou gazeuses, qui peuvent aggraver les ballonnements et l’inconfort abdominal.
- Utilisez des produits anti-nausée : Si les stratégies comportementales ne suffisent pas à maîtriser votre mal des transports, il existe une variété d’options pour aider à gérer les nausées, y compris des remèdes naturels et médicinaux. Le gingembre est un choix naturel populaire, et les gélules ou mastications au gingembre peuvent aider à calmer votre estomac. Les médicaments contre les nausées, comme le dimenhydrinate (qui est sur le marché depuis 1949), peuvent également être efficaces, en particulier en cas de symptômes graves. Que vous choisissiez des options naturelles ou médicinales, respectez les instructions de dosage figurant sur l’étiquette et consultez un professionnel de la santé avant de les utiliser pour les enfants ou si vous avez d’autres problèmes de santé sous-jacents.
Si vous êtes toujours aux prises avec le mal des transports malgré ces stratégies, envisagez de consulter votre médecin au sujet de traitements sur ordonnance ou de stratégies de gestion supplémentaires.
Réflexions finales
Le mal des transports peut souvent être géré par des stratégies comportementales et des médicaments anti-nauséeux comme le dimenhydrinate et le gingembre. Il est bon de les garder à portée de main en voyage, mais aussi à la maison pour les prévenir lorsque vous en avez le plus besoin. Toutefois, si vos symptômes sont fréquents, graves ou ne s’améliorent pas avec les stratégies décrites dans cet article, il vaut la peine de consulter un professionnel de la santé pour écarter d’autres causes ou explorer les possibilités de prescription.
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